Les rapaces

Celui qui est le plus visible, le plus fréquent, reste le vautour.
Presque toujours en groupe, ce sont les nettoyeurs de la montagne : ils repèrent les animaux morts et en quelques instants les réduisent en quelques amas d’os. Ils tournent en permanence dans le ciel au dessus des randonneurs, qui eux, bien sûr, ne craignent rien. En levant la tête, vous les verrez surveiller les vallées en permanence, vous pourrez peut-être avoir l’occasion de les voir à l’œuvre…
Ce qui est impressionnant, ce sont les rassemblements de ces oiseaux. Ils tournent au dessus d’une proie potentielle, par dizaines.
Si on a l’occasion d’assister à un “festin”, il est facile de constater la hiérarchie du groupe. Alors que certains se repaissent, d’autres restent à l’écart, attendant leur tour.


Sources : https://www.baskulture.com/article/un-monde-ail-et-rapace-au-pays-basque-2188

  • Le Vautour fauve, appelé « siarre » en basque, ce grand planeur mesure 2,50 m quand il se déploie. Il profite des courants ascendants pour s’élever dans l’espace. Sans cesse affamé, il peut parcourir jusqu’ à 100 kilomètres pour se nourrir  sans effort ainsi que de son bec nécrophage  découpant avec avidité  ses charognes. Dans les années 70, au bord de l’extinction, il a failli disparaître des Pyrénées. Ses effectifs ne comptaient alors plus qu’une vingtaine de couples dans les Pyrénées-Atlantiques. A la faveur d’actions de nourrissage menées jusqu’en 1997, ils réapparaissent. Espèce protégée sur l’ensemble du territoire national en voie disparition dans les années 70.
  • Le Gypaète barbu ou casseur d’os, son envergure est de 2,45 m à  2,80 m de largeur, ce dernier est menacé d’extinction, on n’en dénombre plus qu’une dizaine de couples dans toute les Pyrénées. Poitrail et tête oranges au début, une barbichette sous le bec à l’âge adulte, c’est le plus grand et le plus menacé des rapaces d’Europe. Ce rapace présente la particularité de manger les os et si ceux si sont trop gros, il les casse en les laissant tomber sur une pierre; Il évolue sur un territoire immense et ne se reproduit que tous les 8 ans. Résultant de la pratique d’activités humaines à proximité du nid, deux fois sur trois la reproduction de l’année échoue.
  • Le Percnoptère d’Egypte, se caractérise par sa face jaune et mesure 1,50  m à 1,80 m déployéil ne survole le Pays Basque  que de mars à début septembre, se nourrissant d’excréments d’animaux divers et variés, avant de partir en direction de l’Afrique et des pays chauds, à 3500 km de là.
  • Le Milan royal. En vol, le Milan royal est facilement reconnaissable avec sa longue queue rousse, profondément échancrée. La tête est grisâtre et le plumage brun roux. Les ailes ont deux tâches blanches au niveau des poignets. Son envergure est de 1,50 m environ. Il se nourrit des  cadavres, micro mammifères (campagnols), vers de terre, détritus.. Une des deux seules espèces de rapaces endémiques de l’Europe avec l’Aigle ibérique, il est aujourd’hui largement menacé. Le Milan royal est inscrit à la liste rouge des oiseaux du monde avec le statut de quasi-menacé selon les critères de l’UICN puisque ses populations ont diminué de presque 20 % sur la décennie 1990-2000. Ainsi, les Pyrénées sont le premier site d’hivernage des oiseaux en france avec 5000 à 5500 d’oiseaux recencés par le réseau Milan royal Pyrénées lors des comptages européens; Le Milan royal est particulièrement exposé aux risques d’intoxication et d’empoisonnement (avec des produits utilisés notamment dans la lutte contre les campagnols ou dans la composition des engrais dont se « nourrissent » les vers de terre). Braconnage, électrocution, collisions contre les câbles électriques ou les véhicules sur les routes ou encore contre les éoliennes, sont les principales causes de mortalité non naturelle des milans royaux.

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